Le Symbolisme

 

Le symbolisme est un mouvement littéraire et artistique apparu en France et en Belgique vers 1870, en réaction au naturalisme et au mouvement parnassien.

Ce mouvement s’est exporté jusqu’en Russie, en particulier grâce à Valéry Brioussov, poète et fondateur du symbolisme russe.

George-Albert Aurier donna une définition du symbolisme dans un Mercure de France de 1891 :

« L’œuvre d’art devra être premièrement idéiste, puisque son idéal unique sera l’expression de l’idée, deuxièmement symboliste puisqu’elle exprimera cette idée en forme, troisièmement synthétique puisqu’elle écrira ses formes, ses signes selon un mode de compréhension général, quatrièmement subjective puisque l’objet n’y sera jamais considéré en tant qu’objet mais en tant que signe perçu par le sujet, cinquièmement l’œuvre d’art devra être décorative. »

Une réaction au naturalisme

Pour les symbolistes il s’agit de « vêtir l’idée d’une forme sensible ». Ils ne peignent pas fidèlement l’objet, contrairement aux naturalistes, mais recherchent une impression, une sensation, qui évoque un monde idéal et privilégient l’expression des états d’âmes. Les symboles permettent d’atteindre la réalité supérieure de la sensibilité.

Littérature

En littérature, le mouvement symboliste trouve ses première origines dans Les Fleurs du mal (1857) de Charles Baudelaire. L’esthétique fut développée par Stéphane Mallarmé et Paul Verlaine durant les années 1860 et 1870. Dans les années 1880, l’esthétique, s’étayant à travers une série de manifestes, attira une génération d’écrivains. La traduction en français par Baudelaire de l’œuvre d’Edgar Allan Poe, d’une influence considérable, fut à l’origine de plusieurs tropes et images du symbolisme.

Musique

L’esthétique symboliste eut une influence importante sur le travail de Claude Debussy. Ses choix de textes et de thèmes proviennent presque uniquement du canon symboliste. Des compositions telles que ses arrangements de Cinq poèmes de Baudelaire, différents lieds des poèmes de Verlaine, l’opéra Pelléas et Mélisande, et son ébauche illustrant deux histoires d’Allan Poe, Le Diable dans le beffroi et La Chute de la maison Usher, indiquent les goûts et les influences symbolistes de Debussy. Son œuvre clé, la Prélude à l’après-midi d’un faune, était inspirée par un poème éponyme de Stéphane Mallarmé.

Pour en savoir plus téléchargez le dossier historique en cliquant ici

Claude Debussy, 1862-1918

Maurice Ravel, 1875-1937

Paul Valéry, 1871-1945

Pierre Louÿs, 1870-1925